April 14, 2005 01 h 01 min
April 14, 2005 24 min
May 12, 2005 52 min
February 4, 2005 01 h 18 min
October 17, 2007 49 min
June 27, 2007 01 h 12 min
July 11, 2007 48 min
September 12, 2007 01 h 07 min
September 19, 2007 01 h 13 min
September 26, 2007 01 h 00 min
October 3, 2007 01 h 12 min
October 10, 2007 01 h 10 min
October 24, 2007 50 min
November 21, 2007 57 min
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David JANIN, chercheur, invité par l’équipe-projet MuTant de Représentations Musicales, STMS.
En composition musicale proprement dite, comme pour la description de systèmes musicaux augmentés, les objets musicaux doivent être positionnés les uns par rapports aux autres, dans le temps, plus ou moins en séquence, et dans l’espace, plus ou moins en parallèle. Les partitions classiques, parfois augmentées de symboles nouveaux, doivent permettre d’écrire et de décrire cela. Ces partitions peuvent alors être traduites en divers langages textuels : Music XML, guido, MusicTex, etc…, qui semblent se prêter bien mieux à l’analyse et aux traitements informatisés de ces descriptions musicales, comme à leur conservation.
Pourtant, ces formalismes ne sont pas vraiment compatibles. Il manque toujours à l’appel un langage, peut-être chimérique, de représentation musicale unifiée, dans lequel notes, sons, accords, indications stylistiques, indications métriques, voix, etc… pourraient être simplement et communément spécifiés. L’étude mathématique des structures musicales, développées notamment par les linguistes à la fin du siècle dernier, semble indiquer que la théorie des langages formels pourrait permettre de faire cela. Mais la lecture de certaines propositions faites dans ce cadre est plutôt décourageante. Les formalismes proposés permettent certes de décrire quelques règles de compositions simples, mais la description de concepts musicaux pas beaucoup plus compliqués tels que, par exemple, les polyrythmies, oblige souvent à « tordre » les modèles initiaux en perdant quelque peu l’élégance de l’approche initiale.
Dans cet exposé, nous proposons une alternative qui consiste non pas à chercher à caractériser l’essence des objets musicaux (que sont-ils) mais plutôt à s’attacher à comprendre leurs comportements (comment se composent-ils). Plus précisément, nous nous intéressons à décrire les opérateurs applicables à ces objects musicaux, et à comprendre les propriétés algébriques qu’ils semblent satisfaire. Résultat : une somme, une négation et un opérateur de dilatation temporelle, semblent plus que suffisants pour modéliser à peu près n’importe quoi, dans l’univers encore peu connu de la théorie des monoïdes inversifs…
Résumé :
En composition musicale proprement dite, comme pour la description de systèmes musicaux augmentés, les objets musicaux doivent être positionnés les uns par rapports aux autres, dans le temps, plus ou moins en séquence, et dans l’espace, plus ou moins en parallèle. Les partitions classiques, parfois augmentées de symboles nouveaux, doivent permettre d’écrire et de décrire cela. Ces partitions peuvent alors être traduites en divers langages textuels : Music XML, guido, MusicTex, etc…, qui semblent se prêter bien mieux à l’analyse et aux traitements informatisés de ces descriptions musicales, comme à leur conservation.
Pourtant, ces formalismes ne sont pas vraiment compatibles. Il manque toujours à l’appel un langage, peut-être chimérique, de représentation musicale unifiée, dans lequel notes, sons, accords, indications stylistiques, indications métriques, voix, etc… pourraient être simplement et communément spécifiés. L’étude mathématique des structures musicales, développées notamment par les linguistes à la fin du siècle dernier, semble indiquer que la théorie des langages formels pourrait permettre de faire cela. Mais la lecture de certaines propositions faites dans ce cadre est plutôt décourageante. Les formalismes proposés permettent certes de décrire quelques règles de compositions simples, mais la description de concepts musicaux pas beaucoup plus compliqués tels que, par exemple, les polyrythmies, oblige souvent à « tordre » les modèles initiaux en perdant quelque peu l’élégance de l’approche initiale.
Dans cet exposé, nous proposons une alternative qui consiste non pas à chercher à caractériser l’essence des objets musicaux (que sont-ils) mais plutôt à s’attacher à comprendre leurs comportements (comment se composent-ils). Plus précisément, nous nous intéressons à décrire les opérateurs applicables à ces objects musicaux, et à comprendre les propriétés algébriques qu’ils semblent satisfaire. Résultat : une somme, une négation et un opérateur de dilatation temporelle, semblent plus que suffisants pour modéliser à peu près n’importe quoi, dans l’univers encore peu connu de la théorie des monoïdes inversifs…