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poèmes de Mathieu Nuss
fête de la montée
des vents
que promet-elle donc
convoquant qui que quoi quelle
croissance de plante
il ne fait beau que sous double couche
libre cours un équateur dans la voix
les pas fondent en surface
réparties intérieures imitant
celles du mainate
je traverse la chaussée
en troisième rideau de piétons
penser dieu dans la chaleur de bête
empli d’un vacillement sans paroi
air du grief
bondissante
étincelle à la volée
qui s’affine tant qu’elle électrifie torrent et eau dos à dos
l’entente de notre sourd
(une liane enlace la bonne fréquence)
nature séance tenante
c’est dormir allégé perdu grand ouvert d’un vol semant réactions en chaîne
comme l’eau dépliée en plante
comme le cœur-coiffeur qui lâche en pleine coupe aux ciseaux
la version des faits varie d’un pouce
question de coup de soleil beau parleur
proximité d’un chant sans savon
pli sur pli
prendre
dans un lent choix de couleurs avec truites & oiseaux
son bain
plate-forme propice
au vif-lent-vif
d’un puits fluet
une nature se proclame dans sa lenteur dieu
dieu-durée
les points de mire font texte de plafond
dieu en sous-main
météo si seule à dire de nous
quand le rythme
se prononce : pense à dieu
ce pace-maker que l’on a su décevoir
je
suis
plus ou moins
droitier dans l’encombre
empli d’une rondeur sans paroi
et revêtu de jachère de
mains qui ne veulent plus d’aucun
métier
o funambule
pointant son sextant
sa tendance ailée dans le sourire
loin ou petites les re-étoiles
Virgile acclamant les mérites du cédrat
l’eau de bleuet apaise
silhouette
sur son tard
ylang-ylang : secret de coquet
quel bien-être fringant
grand-singe et non paramécie
propos non les moindres lierre
tantôt rampant tantôt grimpant
sans abri le moindre
mais la question
de dieu dans tout ça
poèmes de Gerard Manley Hopkins
Silence élu
Dicté des feuilles de la Sybille
Earnest, earthless, equal, attuneable, / vaulty, voluminous, … stupendous Evening strains to be tÃme’s vást, / womb-of-all, home-of-all, hearse-of all night. Her fond yellow hornlight wound to the west, / her wild hollow hoarlight hung to the height FÃre-féaturing heaven. For earth / her being has unbound; her dapple is at an end, as-tray or aswarm, all throughther, in throngs; / self Ãn self steepèd ans pà shed – qúite Disremembering, dÃsmémbering / áll now. Heart, you round me right October, 1884 |
Sincère, sans terre, égal, réceptif / Aimante sa jaune cornelumière remontée vers l’ouest, / Désert ; ses premières étoiles, primétoiles / étoiles princeps, Paradis montreur-de-feu. Pour la terre / son être s’est délié ; se Dessouvenant, démembrant / tout désormais. Cœur, tu me fais entendre raison |
Glory be to God for dappled things – (…) Praise him.
n° 3 : Beauté Pommelée I
Gloire à Dieu pour les choses mouchetées – (...) Qu’Il soit Loué.
My own heart let me more have pity on; let Me live to my sad self hereafter kind, Charitable; not live this tormented mind With this tormented mind tormenting yet.
I cast for comfort I can no more get By groping round my comfortless, than blind Eyes in their dark can day or thirst can find Thirst’s all-in-all in all a world of wet.
Soul, self; come, poor Jackself, I do advise You, jaded, let be; call off thoughts awhile Elsewhere; leave comfort root-room; let joy size
At God knows when to God knows what; whose [ smile ‘s not wrung, sea you; unforeseen times rather – [ as skies Betweenpie mountains – lights a lovely mile.
Dublin, Summer 1885
n° 4 : Mon cœur
Laisse-moi encore avoir pitié de mon cœur ;permets Qu’avec ce triste moi je vive en gentillesse ci-après, Charitable ; ne plus vivre cet esprit tourmenté Avec cet esprit tourmenté qui tourmente derechef.
J’appelle un réconfort que je ne puis pas plus obtenir En tâtonnant dans mon déconfort, que ne peuvent [ des yeux Aveugles journoyer dans leur nuit, que la soif ne [ trouve Le tout-de-sa-soif dans tout un monde mouillé.
Âme, soi ; viens, pauvre Jean-toi désabusé, écoute Moi, qu’il en soit ainsi ; congédie tes pensées un [ moment Ailleurs ; garde de l’aise - racine ; laisse la joie [ se mesurer
À Dieu sait quand pour Dieu sait quoi ; son sourire N’est pas forcé, vois-tu ; mais fortuitement plutôt [ – ainsi les cieux Parmisent les montagnes – éclaire l’exquise lieue.
n°5 :
n° 5 : N'esquissez rien, lèvres (L'Habit de Perfection)
Have fair Fallen, O fair, fair Fallen, so dear
To me, so arch.-especial a spirit as heaves in [ Henry Purcell, An age is now since passed, since parted (…)
Not mood in him nor meaning, proud fire or
[ sacred fear, Or love or pity or all that sweet notes not is might [ nursle :
It is the forgèd feature finds me; it is the rehear
sal Of own, of abrúpt sélf there so thrusts on, so throngs the ear.
Let him oh! with air of angels then lift me, lay me!
[ only I’ll Have an eye to the sakes of him, quaint moonmarks, [ to his peltet plumage under
Wings: so some great stormfowl, whenever he has [ walked his while
The thunder-purple seabeach plumèd purple[ of-the-thunder,
If a wuthering of his palmy snow-pinions scatter
[ a colossal smile Off him, but meaning motion fans fresh our wits [ with wonder.
n°6 : Henry Purcell
Nulle beauté, ô beautés, nulle des beauté chues ne
[ m’est plus Chère que cet esprit si supra-singulier qui palpite en [ Henry Purcell,
Des siècles depuis son passage, son départ ; (...)
Pas d’humeur en lui, ni signification, fière flamme ou
[ terreur sacrée Ni amour ni pitié ni tout ce que les douces notes [ d’autres pourraient abecquer :
C’est le trait fabriqué qui me trouve ; c’est la répétition D’avec soi-même, d’un soi abrupt qui avance là , et [ envahit ainsi l’oreille.
Qu’il oh ! qu’avec des airs d’anges alors il me porte,
[ me couche ! Seul J’aurais un œil pour ses marques, délicates lunules, [ pour le plumage criblé sous ses
Ailes : ainsi un beau gibier de tempête, lorsqu’il a [ marché son saoûl
Sur la grève tonnerre-pourpre déferlant ses plumes
[ pourpre-du-tonnerre, Si une rafale de ses ailes palmées de neige disperse [ un sourire colossal,
Tout-mouvement, il émerveille l’esprit de Fraîcheur.
n°7 : Pied Beauty II
n°7 : Beauté Pommelée II
Cantate 3
GD MMRÉ (Grand Murmuré)[ poème d’Elena Andreyev
n° 1 : Mon bel alinéa
Ah ! la cadence pèse pesée de la pièce par le vieux maître tombé de cailles
ployé
entrée démons bons amènes
rassemblés S… vient d’arriver torse portant clair tout tatoué
tatoué d'éclats en alphabets connus hilare c'est maintenant
maintenant qu'il serait juste
prions ensemble
d'insérer le roman du passé
glissé glissé Ah dignité récit d’exil vos mains mon alors-alors textile
felouque
ripples
injection de gaieté
+ l'image doit être belle
Mon bel alinéa
quelle usine l'image doit être belle
n° 2 : Versez-moi un e muet
Voilà pourquoi je vais me faire livrer un dolorosa bien emballé royal panoramique récit d’éveil cher ennui
est-ce que quelqu’un parmi vous consentirait à [ rimer avec Popocatepetl
would you please be ma rime en etl
monsieur R., vous au moins, presque simultanément au comptoir
terreur des habitués vêtements d'anxiété
versez-moi un e muet j’ai couru pendant des mois
n° 3 : Un direct oreille-pinceau
naissance de l’amertume, mon veni créateur de [ fichiers
o pusillanimous feet
however beautiful
même même si l’autre
si ce n’est pas ma voix la reconnaître celle-là une
[ autre mille sépulcres
villes de ceux que l’on aime
sans l’imprimé
respirez-battez, vanille
il aurait fallu l’inventer bien avant
paysage gelé
l’écrire – aimer même corps
même capitulation rafraîchissante interdite
pureté thy name votre nom est chamelle et je viens de réussir une [ vocalise « par la croûte » un direct oreille - pinceau
et nos promenades le long du Tage étaient-elles belles au décrochage
oh les beaux jours de l’adhérence oh
arraché déchaîné musique reste un chapeau un col
tout sauf le canapé-lit
n° 4 : Figue ou saint (troisième volet)
précieuse grille alors le chemin par émaillé cloisonné
vers l’autre virtuose et résonnante la forge intérieure Goût rebutant coupe du monde overflowing troisième volet
de ces petites figues de Pompéï accrochées elles et le saint Augustin de Cherbourg les figues, le saint - écrit on figue ou saint
vit on jamais troisième volet à condition qu'il s'ouvre trip it trip it danse endiablée
et penser plus vite qu’une plume ayant bizuté l’idée invoqué le maître mot
le moment est idéal pour nuditer
variations du traître
ivre-mort, en bon pilier
fiction poncée pâture bonne chère chassé croisé au défectueux - son âme au tisserand - son usine à l'inenvisagé - son métier
on entendrait presque grésiller les radios sur papier peint si ce n’avait été le moment même
n° 5 : Échecs-nouveautés
comment
ne pas tout engager sur ce moment même justement même si
plucked
|CANTATE ÉGALE PAYS
robe pivoine rimée il n'y a déjà plus rien où l'écueil se dressait l'air de [ dire Le vieux poème sur la colline Son geste très à peine, son moiré très à flanc de là à le confondre avec un buisson, pas de deux
on en riait encore le long des side-cars qui remontent à l’oreille lui le vieux poëme s'ébranle de lui même, affaire de détrempe ne confondez ni détour
ni trottoir ni valeur couture ni passage
Un seul geste entendu feuille léger empli
Trois Habile
comportement dans un champ grille ce n’est pas le mot juste
n° 6 : Signé Proserpine (intermezzo)
Assez débuté ? arrivage récent signé Proserpine my dream
painting let us let me die let me in the painting
n° 7 : Mort fameuse
renouveler le noviciat juteuse question, en fantaisie
most juicy fancy
mort fameuse
à l'opposé d'une mer liberté s’efforce et se perd à rapiécer la vision
un rapiécer bien fade couleurs alingues ce cher mon bon rapiécer moudre et légère notre image attenante on atténue dans les fusains
quelle vie
étonnante près de l’eau : ah ascendant et légitime aussi et légère la baie altière
son et lumière au palais de l’ idée très érodée mon oreille falaise principale de vision
et si détrempe mérite plus qu’une station voici un contrepoint aigu toute au dessin de la chute intérieure
encore un faux pas motique, un couac
n° 8 : Imola-la-bien-nommée
ô solitude c'est une vague pas ce froncé là [ qui peut porter vers deux virages un peu serrés
on se croirait à Imola la bien nommée Une fois sur le pont ce sont les filets qui délestés [ indiquent le fourmillé le grésillé des radios
déplié d’échelle à peine sonore tristesse posée en reflet glacé feuilleté
comme le sens est un fruit ruissellement souvenir
d'un théâtre au moment même aux fenêtres resplendir en son noir avant l’âge reflet
plafond froid lune sertie des deux parts de ce mur
de l'autre vos livres vous livré reflet en révélé l'un continu l'autre
nous ne reconnaissons rien de si beau nous ne reconnaissons rien tout furtif, ici, tout rêve
vert-amande sur vert-tilleul
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1, place Igor-Stravinsky
75004 Paris
+33 1 44 78 48 43
Du lundi au vendredi de 9h30 Ã 19h
Fermé le samedi et le dimanche
Hôtel de Ville, Rambuteau, Châtelet, Les Halles
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