June 3, 2025
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Curieux de découvrir les nouvelles possibilités de réalisation en studio, Pierre Boulez entre en contact avec Pierre Schaeffer, le père de la musique concrète, et suit, en 1951, un stage au sein du Groupe de recherche de musique concrète (GRMC) à Paris. Après avoir réalisé trois œuvres sur bande entre 1951 et 1955, il se tourne vers le studio de la WDR à Baden-Baden puis l’Experimentalstudio der Heinrich-Strobel-Stiftung à Fribourg-en-Brisgau pour amorcer ses investigations autour de l’électronique en temps réel, approche qu’il développera alors au sein de l’Ircam. Au cours de cette communication, nous dresserons un panorama des œuvres pour bande et des œuvres mixtes qui ont jalonné, tout aulong de la seconde moitié du XXe siècle, le parcours de Boulez.
C’est en 1957, au sein des Bell Telephone Laboratories (Bell Labs) dans le New Jersey aux États-Unis, qu’est produite la toute première musique de synthèse – In the Silver Scale de Newman Guttman – à partir d’un programme mis au point par Max Mathews. Il faudra cependant patienter quelques années pour voir émerger les premières œuvres significatives. Le chercheur et compositeur français Jean-Claude Risset, qui travailla au sein des Bell Labs à deux reprises dans les années 1960, figure parmi les illustres pionniers de la computer music. De défricheur, il devint très vite passeur, jouant un rôle crucial dans le développement de l’informatique musicale en France. Où, quand et comment ont donc été produites les premières musiques de synthèse sur le territoire hexagonal ? Qui sont les pionniers du son numérique « à la française » ? C’est pour tenter de répondre à ces quelques questions que sont organisées ces deux journées de colloque et de concert qui seront particulièrement enrichissantes grâce à la participation de plusieurs grands témoins.